photo

BEUZELIN, BORIS

Scénariste/Dessinateur/Coloriste

Né le 30/06/1971 en FRANCE.

Boris Beuzelin est né le 30 juin 1971 à Alençon et vit aujourd'hui à Angers. Il rencontre Yoann au lycée, et s'inscrivent tous deux aux Beaux-Arts d'Angers où ils font la connaissance d'Eric Omond. Engagé comme story-boarder et accessoiriste sur un court-métrage, il rencontre Sonia Picard qui écrit des histoires pour enfants. Ils réalisent deux albums ensemble. A cette époque, il intègre l'atelier de BD « La Boîte qui fait beuh » créée par Yoann et Omond. Il peut enfin laisser libre court à sa passion : la bande dessinée. En 2002, il publie L'Epouvantail pointeur avec Omond, dans la collection Carrément BD des éditions Glénat.

Texte © Delcourt


Nombre total d'albums : 1

Série # Titre DL ISBN
NARVAL (LE) 1 L'HOMME DE FOND 01/2010 978-2-7234-7170-1

^^ NARVAL (LE)

1 - L'HOMME DE FOND

versorecto
Scénario : SUPIOT, OLIVIER
Dessin : BEUZELIN, BORIS
Couleurs : BEUZELIN, BORIS
Éditeur : GLENAT
Collection : TREIZEETRANGE
DL : 01/2010
Cote :
Format : Normal EO Cartonné 
ISBN : 978-2-7234-7170-1
Nb. Pages : 48
Code :
Rangement :
Lieu d'achat :BROCANTE
Publicité :non

-+-+- Resume -+-+-
Comme d’autres dans les films ou les romans des années 50 s’appelaient le gorille ou le grizzli, il est le Narval. A ceci près que c’est son patronyme et non un pseudo. Robert Narval donc : plongeur émérite (du coup « Bob » Narval, c’est mieux que Marcel Enclume), globe-trotter, aventurier, punching-ball. Futé aussi, ce qui ne l’empêche pas de tomber dans le premier piège venu. L’important étant évidemment d’en sortir…

Cette nouveauté fleure bon le vintage ! Alors que le cap semble mis pour une expédition exotique et dangereuse qui impliquera des rebondissements et un traitement sur un long format, Un coup d’épée dans l’eau en prend l’exact contre-pied pour se révéler être à la limite du prétexte pour présenter son personnage central. En tout et pour tout, ce segment, chargé de faire monter la sauce et soigner l’entrée en piste du héros, est exécuté En une dizaine de pages. Les quatre mini-récits, tous titrés et sous-titrés, qui lui succèdent n’ont pas besoin de plus d’espace pour se déployer. Digne dans la présentation et la construction des courtes histoires qu’on pouvait trouver dans Spirou, par exemple, il y a quelques décennies, signées par Maurice Tillieux et consorts. A chacun d’apprécier les qualités et les défauts de la concision. Et pourquoi pas, au besoin, de se broder quelques planches imaginaires supplémentaires, quand bien même il ne manque rien aux scènes telles qu’elles sont présentées.

A l’exact opposé d’autres titres qui recyclent scrupuleusement les caractéristiques de la ligne claire sous couvert d’en perpétuer l’esprit, Le Narval semble libre vis à vis de ces références. Tel quel, un petit clin d’œil par ci par là n’enferme pas dans un réduit qui sent la naphtaline. Subjectivité déplacée ? Voire, mais le respect ne devrait jamais empêcher une distanciation bienvenue et une touche de modernité. Ici, en plus d'une touche d'humour qui conduit notamment à malmener régulièrement Bob pour ne pas en faire une icône intouchable, le goût du jour est assuré par une approche de la violence et des dialogues plus contemporaine, ce qui n’exclut pas une dose de conscience dans le propos. Pour sa part, le dessin répond moins aux canons de l’école de Marcinelle qu’à des accents mignolesques ou brüno-esques pour un résultat clair et lumineux.

L’homme de fond, l’âme du fond plus que la forme. Un tome suivant avec un peu plus de profondeur encore, et voilà jetées les bases d’une nouvelle série qui conviendra à un large public.